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Ce pote, mon client ! (ou pas )

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Que celui qui n’a jamais été confronté à cet épineux dilemme, lève une main et squeeze cet article de l’autre.

On partage tous a priori la même opinion : le travail d’un côté, la vie privée de l’autre.

C’est simple. Basique, comme dirait l’autre !(Orelsan en l’occurrence).

Oui mais dans la « vraie vie » comme disent les sociologues, c’est beaucoup plus flou !

Mais du coup, être pote avec son client ?

C’est bien ou pas ?

No pote in job !

(encore moins de zob du coup !)

Rester sur cette ligne, cela signifie conserver une relation strictement professionnelle. S’en tenir aux conversations formelles.

Une question, une réponse – si possible argumentée. Un devis. Une signature. Une facture.

C’est propre, c’est net et sans bavure.

Vous renvoyez une image certes froide mais solide. Un peu comme un frigo ou un coffre-fort. Dans certains métiers, cette distance, c’est sans doute un atout, voire une nécessité.

Mais ce n’est pas vraiment le cas des métiers de le com, ni du commerce.

Ceci étant, la dématérialisation de nombreux échanges nous permet désormais de limiter notre relation professionnelle à ce strict minimum.

Même pas besoin de se parler. Un simple échange de mail suffit, voire un formulaire et la relation commerciale est nouée.

Une aubaine pour les plus timides (et pour les sociopathes, mais c’est un autre sujet – promis bientôt un article sur « mon collègue, ce sociopathe » !).

Mais peut-on construire une relation sur du long terme sans la moindre touche d’humanité ?

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Mon client, mon BFF ! (Best Friend Forever)

Allez hop ! On déjeune. Vous la connaissez cette scène !

Celle où en attendant la commande, on discute du week-end à venir ou des dernières vacances ? Où on échange des nouvelles sur les enfants ou on refait le dernier match du PSG?

Bref, on sociabilise !

Et c’est là que le piège se referme !

A ce rythme là, 15 jours plus tard c’est BBQ chez le client.

Un mois après, vous lui prêtez votre bagnole !

L’année suivante, il est le parrain de votre fils !

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Des éléments de votre vie privée qui peuvent vous revenir comme un bon vieux boomerang.

« Sacrée voiture ! Payée avec les honoraires que tu me prends sans doute ! « ,

« Donc chez toi, les gamins font la loi ? Et tu la gères comment ta boîte du coup ? « .

Pour le prestataire, facturer un « pote » peut devenir un vrai casse-tête. Du coup, on peut être tenté de lui « offrir » des heures, de minorer des devis pour être cool.

Qui se ressemble, etc…

Nos clients nous choisissent pour nos compétences, c’est évident.

Mais au delà, c’est aussi souvent un socle de valeurs qui nous réunit, qui renforce la relation de travail et l’ancre dans le temps. On vient de la même région, on est de la même décennie, on a des connaissances en commun, etc…

Bref, on se ressemble. Et du coup, on se comprend. Et du coup, on bosse mieux.

Tout est plus fluide. Un petit problème ? On règle ça autour d’un café, à la cool.

Se permettre quelques confidences auprès d’un client ou d’un partenaire ne signifie pas nécessairement se mettre en danger.

Cela permet au prestataire de mieux connaître son client.

De lui proposer des solutions sur mesure, au plus près de sa sensibilité ou de ses enjeux.

C’est aussi donner à voir, et à comprendre ce qui vous fait vibrer, ce qui vous touche, quelles sont vos limites.

C’est aussi pour les affectifs primaires que sont la plupart des communicants, un comportement naturel, il faut l’avouer !

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La connivence oui, la familiarité bof

Donc, comme toujours dans la vie, tout est question d’équilibre. Là où ca dérape, c’est quand un client demande une remise au nom de l’amitié.

Quand un prestataire se croyant en terrain conquis néglige son client et se permet des retards ou des approximations.

Mieux, enfin pire – et c’est du vécu – quand un client vous caresse la nuque pour vous dire au-revoir ! Bon, là, il faut vite rétro-pédaler et remettre la relation dans un cadre…plus neutre !

Autre travers – et là encore, c’est du vécu- le risque de faire des campagnes pour plaire à son-pote-le-client-que-l-on-connait-si-bien, au détriment de la cible, du positionnement de la marque.

« Je t’ai mis un visuel des Caraïbes comme tu y étais pour Noël !

-Ok, Jean-Michel, mais nous on vend de la choucroute ! »

Mais si on devient vraiment potes ? C’est grave ?

Evidemment, parfois une vraie relation d’amitié, sincère, partagée se développe.

Et dans ce cas, on vous souhaite juste d’être heureux comme Rox et Rouky ! Et, peut être de monter un business ensemble ! Et pour les campagnes digitales qui assureront le succès de cette nouvelle activité, de nous contacter évidemment ! Bon mais, ca maintenant vous savez !